Mais lors de l'exploration de données trop complexes, l'espace visuel peut devenir encombré par de trop nombreuses informations (fig. 1.8), entre autres pour des problèmes de nombre de dimension trop important. Dès lors, on perd l'intérêt de la visualisation qui est de permettre un meilleure compréhension des données.
De plus, si le canal visuel est efficace pour appréhender la globalité
des données, il est mal adapté à une exploration plus locale, qui peut
être nécessaire dans certaines tâches, comme par exemple la recherche
précise d'un extremum local.
C'est pour ces raisons que l'on cherche à utiliser d'autres canaux sensoriels pour l'exploration de données. En effet, l'exploitation de ces canaux permet à la fois de soulager le canal visuel et de proposer de nouvelles manières d'appréhender les données.
Le retour haptique est un de ces solutions alternatives qui sont explorées dans le cadre de la visualisation scientifique. Parmi les travaux réalisés dans le domaine, on peut citer le Visual Haptic Workbench [1], qui se rapproche de la configuration Workbench & Spidar à notre disposition. Il s'agit d'un Workbench à écran unique horizontal, au-dessus duquel est placé un PHANTOM. Il permet un couplage visuel/haptique en interaction directe.
De nombreuses techniques d'exploration haptiques par retour de force sont connues [17]. Ainsi, pour la représentation de champ scalaires
D'autres réalisations utilisent le PHANTOM, comme l'application de Durbeck [4] qui permet de suivre des lignes de courant dans un champ de vecteur, à la fois visuellement et par l'interface haptique.